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Entretien avec Jane Potentier, nouvelle présidente de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP

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Jane Potentier, CFRE

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Jane Potentier, CFRE, a accepté en 2020 le poste de vice-présidente associée, Anciens étudiants et développement, à l’Université de Victoria après avoir passé 18 années dans divers rôles de développement à l’Université de l’Alberta. Pendant toute sa carrière au Canada, Jane, qui est originaire du Royaume-Uni, a assumé plusieurs rôles au sein de l’AFP, notamment ceux de présidente de la section d’Edmonton et sa région (2009‑2010), de membre du Conseil canadien de l’AFP (2011‑2016) et de membre du conseil d’administration de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP (2016‑2019). À l’approche du début de son mandat à la présidence de la fondation le 1er juillet 2021, nous nous sommes entretenus avec elle pour recueillir ses impressions sur son nouveau rôle et sur l’environnement actuel de la collecte de fonds.

Tout le monde sait que diriger une organisation nationale est exigeant, surtout quand ce rôle s’ajoute à son travail quotidien. Qu’est-ce qui vous a incitée à vouloir présider la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP? Quels sont les facteurs personnels et professionnels qui ont pesé dans la balance?

C’est vrai qu’il s’agit d’un engagement exigeant, mais incroyablement important à mes yeux et duquel je peux apprendre beaucoup. Je repense souvent à mes premiers jours au Canada il y a 20 ans et au soutien offert par l’AFP, qui m’a fourni le réseau et les contacts dont j’avais besoin pour lancer ma carrière dans un nouveau pays. C’est ce qui m’a incitée à m’impliquer comme bénévole auprès de l’AFP, d’abord au sein de ma section locale, puis au sein du Conseil canadien avant de rejoindre la fondation en 2016. J’ai beaucoup appris en siégeant à des conseils d’administration et à des comités de l’AFP, où j’ai eu l’occasion de rencontrer des professionnels en philanthropie extraordinaires de partout au Canada et aux États-Unis. Je suis honorée d’avoir la chance de servir ma profession, d’offrir des occasions d’éducation et de recherche et de me pencher sur les questions d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accès. Je suis enthousiaste à l’idée de continuer à redonner à la profession qui m’a tant donné. J’ai donc hâte d’entrer en fonction même si, oui, je vais être très occupée!

Quels sont vos objectifs à l’aube de votre mandat?

Mes priorités cibleront trois domaines : le renforcement de la crédibilité et de la pertinence, l’apprentissage du leadership et l’amélioration des communications. L’écoute est à la base du renforcement de la crédibilité. Le conseil d’administration a commencé depuis peu à étudier plus en profondeur des sujets importants dans le cadre de discussions génératives. La prochaine étape consistera à inviter d’autres personnes à nous faire profiter de leur expertise afin que nous soyons bien au fait des grands enjeux et du contexte de notre travail. Cette démarche est plus importante que jamais, dans la mesure où nous devons nous adapter à l’évolution de l’environnement de travail et aux événements des 18 derniers mois. Enfin, nous veillerons à améliorer les communications afin d’assurer la connectivité et l’intégration au sein de la fondation et dans le cadre de notre travail avec les donateurs, avec AFP Canada, avec les sections et avec l’ensemble de la communauté de l’AFP. Tout cela nous permettra d’accroître notre capacité à attirer les ressources dont nous avons besoin pour remplir notre mission, mais aussi notre engagement auprès des personnes que nous servons par l’entremise de nos différents programmes.

Pensez-vous que l’inégalité dans la distribution de la richesse et l’injustice raciale dont nous avons été témoins depuis le début de la pandémie, de même que l’inégalité dont sont victimes les personnes noires, autochtones et de couleur ont changé la façon dont les professionnels en collecte de fonds envisagent leur travail?

Oui, bien sûr. Ces questions ont toujours été d’actualité et ont pris de l’ampleur au cours des dernières années, mais il est vrai que les événements des 18 derniers mois les ont vraiment mis en évidence. En tant que secteur, nous abordons ces sujets difficiles et nous cherchons à en comprendre les incidences comme jamais auparavant;ce n’est pas facile, mais c’est essentiel. Le moment est venu d’examiner réellement les fondements de notre travail et des systèmes sous-jacents. Je pense également que les professionnels en collecte de fonds ont besoin de soutien, d’un endroit où apprendre et de savoir qu’ils ne sont pas seuls face à ces réalités. C’est à cela que je fais référence quand je dis que la fondation doit se recentrer sur l’apprentissage – nous devons prendre le temps d’apprendre, de comprendre et de veiller à ce que notre travail soit pertinent et adapté aux défis que nous devons relever ensemble. D’un point de vue personnel, en tant que femme blanche très privilégiée, j’ai beaucoup à apprendre et à désapprendre. Je dois y consacrer temps et efforts.

Selon vous, quelle est la différence entre occuper la présidence d’un conseil d’administration et siéger à titre de « simple » membre du C.A.?

Une différence évidente est qu’à la présidence, vous êtes sous les feux de la rampe et le porte-parole du conseil d’administration. En tant que présidente, je me sens également investie de la responsabilité de garantir une expérience significative aux autres membres du CA et d’aider à établir le ton et la vision de la fondation. En outre, en tant que présidente, je représente la fondation au sein d’autres conseils d’administration de l’AFP, notamment celui d’AFP Global et celui d’AFP Canada. C’est là une merveilleuse occasion d’apprendre et de rechercher des possibilités de collaboration, et de transmettre ce contexte à notre CA afin que nous puissions continuer à nous améliorer et à jouer un rôle important au sein de la communauté de l’AFP.

Quels sont, selon vous, les grands défis et enjeux auxquels fait face la Fondation aujourd’hui?

Au sortir de la pandémie, nous évaluons les leçons apprises des enjeux qui ont été révélés et mis en lumière – il faut réfléchir sérieusement aux défis que cela représente pour le secteur et les personnes qui y œuvrent, puis saisir les occasions qui découlent des innovations et des changements que nous avons dû adopter. Compte tenu de tout ce à quoi notre société fait face actuellement, nous voulons être crédibles et pertinents, et positionner la fondation pour qu’elle soit en mesure de soutenir la profession au Canada en ces temps incertains. Une des priorités sera de travailler en collaboration et de manière intentionnelle avec AFP Canada afin de tirer parti de nos ressources collectives. Le conseil d’administration accueille de nouvelles voix cette année et je suis convaincue que nous pouvons apprendre et grandir ensemble pour relever les défis qui nous attendent.

Quel sera votre principal défi en tant que nouvelle présidente de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP?

La gestion du temps :-)

Qu’est-ce qui vous réjouit le plus à l’idée d’entamer votre mandat?

Apprendre et m’améliorer grâce à mes interactions avec des bénévoles extraordinaires.

Un enseignement que vous pouvez appliquer dans ce rôle?

Puis-je en nommer deux? Faire preuve de curiosité sans porter de jugement (je dois ça à Ted Lasso) et trouver mon rythme.

Quels livres lisez-vous en ce moment?

J’ai trois livres en cours sur l’application Audible : Think Again, d’Adam Grant, La grâce de l’imperfection, de Brené Brown, et Broken Horses, de Brandi Carlile. Je suis également avide de balados.

Y a-t-il une émission que vous regardez en boucle en ce moment?

J’ai regardé la saison 1 de Ted Lasso quatre fois déjà – j’ai vraiment hâte à la deuxième saison.

Avez-vous un message pour les membres de l’AFP?

Vous faites chaque jour un travail remarquable pour vos organisations et vous contribuez à changer les choses pour les personnes que notre secteur sert. Les 18 derniers mois n’ont pas été faciles et ont mis en lumière des problèmes que nous ne soupçonnions pas auparavant, des enjeux auxquels nous devons faire face en tant que professionnels en collecte de fonds. Les membres de l’AFP au Canada peuvent compter sur deux grandes organisations pour les soutenir et travailler avec eux : AFP Canada et la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP. Nous allons unir nos efforts pour vous soutenir, vous et la profession dans son ensemble, et nous nous efforcerons de faire un travail pertinent et d’être l’écoute de vos besoins.

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