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Les jeunes professionnel.le.s en philanthropie font entendre leur voix

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Katie Greene, CFRE

« Je ne pense pas que la majorité des profesionnel.le.s en philanthropies aient rêvé de faire carrière dans ce domaine quand ils étaient enfants », déclare Katie Greene, CFRE, directrice générale de Centraide/United Way de Terre-Neuve-et-Labrador. À 32 ans, elle ne se considère pas nécessairement comme une « jeune » professionnelle, d’autant plus qu’elle est responsable du bien-être d’une équipe de cinq personnes.

« Les gens qui œuvrent dans le domaine y sont parvenus en empruntant différents parcours », poursuit Mme Greene. « J’organisais des retraites pour des organismes de bienfaisance et lorsqu’on m’a offert un emploi en collecte de fonds, j’ai d’abord répondu “pas question”, mais la collecte de fonds comprend une variété d’activités. »

Pour sa part, Taylor Jennings, CFRE, 28 ans, gestionnaire du programme de dons annuels au Collège Pickering, dit avoir constaté que l’idée de se retrouver en collecte de fonds par hasard ou de bifurquer dans ce domaine au fil du temps est moins courante chez les millénariaux.

« Les jeunes professionnel.le.s en collecte de fonds choisissent délibérément de faire carrière dans le secteur parce qu’ils ont à cœur de faciliter la philanthropie pour améliorer nos collectivités », explique Mme Jennings. « Les jeunes veulent avoir accès à tous les outils et toutes les ressources possibles pour réussir. Il est important que notre secteur offre ces outils et ces ressources, de même que des possibilités de mentorat pour aider les jeunes professionnel.le.s à se perfectionner et assurer la croissance et la prospérité de notre secteur. »

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Taylor Jennings, CFRE

De plus en plus de jeunes sont attirés par la profession. Or, les organismes à but non lucratif n’en font généralement pas assez pour soutenir et retenir les jeunes membres de leur personnel et un grand nombre de jeunes professionnel.le.s. songent à quitter leur emploi actuel en quête d’une meilleure expérience ailleurs, selon le Rapport sur les salaires et les avantages sociaux 2020 de l’Association des professionnels en philanthropie (AFP) publié en 2021.

« Presque tout ce que j’ai appris sur la collecte de fonds, je le dois à ma participation à des programmes d’éducation et à des conférences de l’AFP », indique Katie Greene. « Ces contacts entre pairs sont vraiment importants. »

Taylor Jennings est du même avis. « Je me suis impliquée en philanthropie en faisant du bénévolat au sein de l’unité d’avancement de mon université. C’est là que j’ai pu voir à quoi ressemblait une carrière en collecte de fonds. Je n’ai par contre pas eu de mentorat formel, mais plutôt du mentorat informel de la part de personnes qui sont conscientes qu’elles peuvent m’aider à comprendre comment je peux évoluer professionnellement. »

L’étude de l’AFP souligne ce point. Dans l’ensemble, seulement 40 % des jeunes professionnel.le.s de la collecte de fonds ont déclaré que leur lieu de travail offre un des quatre programmes ou approches reconnus dans d’autres secteurs pour favoriser l’avancement professionnel, améliorer l’engagement du personnel et promouvoir le travail d’équipe. Ces programmes et approches sont les suivants :

  1. Programme, stratégie ou initiative de perfectionnement du leadership ou de développement des talents (21 % des jeunes professionnel.le.s ont dit que leur organisation offre un tel programme);
  2. Formation sur le travail avec des personnes de différentes générations (16 %);
  3. Groupes d’affinité au sein de l’organisation en lien avec un quelconque type d’identité ou d’intérêt – âge, origine ethnique, souci d’un lieu de travail respectueux de l’environnement, utilisation du vélo pour se rendre au travail, etc. (14 %);
  4. Programme de mentorat formel pour les personnes qui entament leur carrière en collecte de fonds (8 %).

« Être jeune n’est pas nécessairement synonyme d’inexpérience », déclare Mme Jennings. « Je me reconnais parfaitement quand Katie Greene dit qu’elle ne se considère pas comme une jeune professionnelle. Je compterai bientôt huit années d’expérience dans le secteur. Je le répète, “jeune professionnel” et “inexpérience” ne sont pas synonymes. Au début de ma carrière, on m’a montré l’importance d’apprendre de la “prochaine génération”, de ces personnes qui, en tant que leaders en devenir ou de nouveaux professionnels, me font confiance. »

De nombreux jeunes professionnel.le.s recherchent un milieu de travail où l’on valorise le bien-être du personnel, la croissance professionnelle et l’inclusion. « Autrement, les jeunes talents iront voir ailleurs », soutient Taylor Jennings.

Une des principales constatations de l’étude de l’AFP est qu’un grand nombre de jeunes professionnel.le.s. songent à quitter leur emploi actuel en quête d’une meilleure expérience ailleurs.

« Je ne pense pas que c’est nécessairement une mauvaise chose pour un ou une jeune professionnel.le de changer souvent d’emplois », dit Mme Jennings. « Au début de la vingtaine, nos premiers emplois visent à découvrir quelles sont nos priorités, quelles sont les valeurs que nous recherchons chez un employeur et où se situent nos points forts, de même qu’à en apprendre davantage sur nous-même pour construire une carrière à long terme. Il se peut donc que vous deviez quitter un emploi ou un lieu de travail qui ne vous convient pas, ou que vous deviez partir pour aller acquérir de nouvelles compétences ou atteindre un autre niveau d’expérience. Ce qui me préoccupe, ce sont les chiffres rapportés concernant le soutien offert aux jeunes professionnel.le.s, le peu d’entre eux qui disent qu’ils ont accès à des programmes et que leur lieu de travail investit dans leur talent. Je sais à quel point les possibilités de perfectionnement professionnel et mes mentors informels ont été cruciaux dans mes décisions et mon évolution sur le plan professionnel. »

Katie Greene abonde dans le même sens. « Je pense qu’une lacune est que nous n’avons pas beaucoup de possibilités de niveau intermédiaire dans les petites entreprises. Il faut que les gens aient la possibilité de progresser dans leur emploi en leur proposant de nouveaux postes en fonction de l’évolution de leurs compétences », dit-elle.

 

 

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