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Susan Storey : Réflexions sur son mandat de présidente de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP

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Susan Storey, CFRE, compte 30 ans d’expérience dans la direction de programmes de collecte de fonds pour divers domaines caritatifs, notamment les arts et la culture, l’éducation, la santé, l’environnement, les sports et les organismes communautaires. Elle est actuellement associée chez KCI et fournit des conseils stratégiques dans tous les canaux de collecte de fonds, notamment la philanthropie grand public, les dons majeurs, les dons planifiés, les dons et les commandites d’entreprise, les événements spéciaux et l’entreprise sociale.

Susan a travaillé pour l’AFP à l’échelle locale, nationale et internationale, occupant notamment la présidence de la section du Grand Toronto et de la section du Manitoba. Elle termine maintenant son mandat de présidente de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP. Nous l’avons rencontrée pour connaître ses impressions au sujet de son mandat.

Être à la tête d’une organisation nationale est un accomplissement important pour quiconque. Quel genre d’accomplissement ressentez-vous personnellement? Avez-vous eu à surmonter des obstacles pour atteindre un poste comme celui-ci?

AFP fait partie de ma vie depuis près de 25 ans et au fil des ans, j’ai tenu de nombreux rôles en tant que bénévole. Le fait d’avoir occupé la présidence de deux sections de l’AFP (Manitoba et région du Grand Toronto) m’a assurément donné une bonne idée du dévouement quotidien et du travail considérable de nos dirigeants dans les sections locales, ce dont je me suis inspirée dans mon rôle de présidente de la Fondation. C’est là que les membres « connectent », apprennent et dirigent – les sections sont le cœur de l’AFP et un catalyseur pour le succès de la Fondation.

Quels étaient vos objectifs à l’aube de votre mandat?

J’espérais renforcer nos efforts d’intendance, consolider la durabilité de nos sources de revenus et tirer parti du talent des dirigeants et dirigeantes de l’AFP. La pandémie a bien sûr modifié mon approche pour atteindre ces objectifs. Cependant, avec le conseil d’administration, et avec le soutien des membres de l’AFP, des sections et de nos partenaires à AFP Canada, je pense que nous avons fait des progrès dans chacun de ces domaines. La pandémie nous a appris à penser différemment, et certaines des décisions que nous avons prises et certaines des solutions créatives que nous avons adoptées devraient selon moi avoir un effet bénéfique continu sur le travail de la Fondation.

Pensez-vous que l’inégalité dans la distribution de la richesse et l’injustice raciale dont nous avons été témoins l’an dernier – pensons notamment à la pandémie et aux manifestations qui ont suivi le meurtre de George Floyd – ont changé la façon dont la Fondation envisage son travail?

Il reste du travail à faire. Chaque citoyen du monde, chaque collectivité, chaque organisation – y compris notre Fondation – doivent s’attacher avec toujours plus de détermination et d’efficacité à faire partie du changement systémique qui s’impose pour régler les inégalités et favoriser une culture d’inclusion. Au cours de la dernière année, nous avons pris de nouvelles mesures concernant notre objectif en matière d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accès (IDEA), entre autres en introduisant un investissement financier permanent et en approuvant notre première politique IDEA. Nous participons activement à un processus de déclaration lié aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation que pilote Sharon Redsky, une dirigeante exceptionnelle du conseil d’administration. Il s’agit là d’initiatives importantes, mais ce sera un processus continu dans lequel la profession de collecte de fonds et le secteur de la bienfaisance ont un rôle important à jouer.

Selon vous, quelle est la différence entre occuper la présidence d’un conseil d’administration et siéger à titre de « simple » membre du C.A.?

Il n’y a pas de « simple » membre du conseil d’administration. En tant que président ou présidente, votre objectif est de maximiser l’incidence d’un groupe de dirigeants incroyablement talentueux, individuellement et collectivement. Notre conseil d’administration est un organe stratégique et opérationnel, soutenu par un personnel extraordinaire – chacun joue un rôle clé dans notre réussite.

Quels sont, selon vous, les grands défis et enjeux auxquels font face les professionnels en collecte de fonds aujourd’hui?

La pandémie a démontré la pertinence accrue de notre secteur, ce qui implique une responsabilité encore plus grande. La pression pour augmenter et diversifier les revenus n’a jamais été aussi forte. Le personnel professionnel de collecte de fonds doit trouver un équilibre entre la nécessité de gérer les attentes et la nécessité d’élaborer des stratégies ambitieuses pour garantir la pérennité et la prospérité de leurs organisations. Le retour à la croissance sera plus difficile et plus long pour certaines organisations, de sorte que les professionnels en collecte de fonds devront faire appel à leur détermination et à leur sens du leadership pour favoriser l’appropriation et l’engagement de tous dans l’effort de relance. Je suis convaincue que notre profession est particulièrement bien placée pour relever ce défi.

Quel est le plus grand enseignement que vous retirez de cette expérience?

Nous avions mis l’accent cette année, dans notre réalité « Zoom », sur l’amélioration de nos discussions génératives. Le temps des membres de notre conseil d’administration est précieux et nous voulions tout mettre en œuvre pour être sûrs d’utiliser nos réunions plus efficacement pour la gouvernance stratégique et partagée. En même temps, le travail de notre Fondation se fait au niveau des comités, et j’ai toujours admiré l’approche « retrousser nos manches » de nos bénévoles, ce qui a été particulièrement évident en cette période de grands bouleversements. J’ai beaucoup appris sur le processus de réflexion générative grâce aux conseils d’une des membres de notre conseil d’administration, Diane Lloyd, qui nous a enseigné de nouvelles façons d’exploiter les idées et l’expertise de chacun.

Votre plus grand regret au cours de votre mandat?

Je ne peux pas dire que j’ai des regrets. Ces deux années ont été merveilleuses. Cependant, compte tenu de la période pendant laquelle j’ai occupé mes fonctions, il va s’en dire que l’interaction en personne que l’AFP cultive si bien m’a manqué.

Une leçon apprise?

Il y a eu beaucoup de leçons apprises! Si je dois en nommer une seule, ce serait simplement le rappel que même dans les périodes les plus difficiles, les donateurs sont la source de vie de tout organisme de bienfaisance. Notre Fondation est restée forte grâce à ce soutien indéfectible; la philanthropie est l’âme collective de notre communauté.

Avez-vous un conseil pour la personne qui vous succédera, Jane Potentier?

Profitez de l’occasion pour apprendre et exploitez l’énergie de notre communauté de l’AFP. Le temps passe vite.

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez dire aux membres de l’AFP?

Tout simplement, MERCI. Prenez soin de vous.

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