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Série d’entretiens avec les présidents de comité : Juniper Locilento, présidente du comité des relations gouvernementales d’AFP Canada

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 Juniper Locilento

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Une grande partie du travail de l’AFP est accompli par des comités. Dans le cadre de notre nouvelle Série d’entretiens avec les présidents de comité, nous souhaitons tenir les membres de l’AFP au courant des enjeux actuels qui touchent notre profession et le secteur dans son ensemble, et de la manière dont nous intervenons.

Compte tenu de tout ce qui s’est passé en raison de la pandémie de COVID‑19, vous ne vous étonnerez sans doute pas que notre premier entretien soit avec la présidente du comité des relations gouvernementales. Juniper Locilento, MPNL, CFRE, est une spécialiste des campagnes de financement et des relations gouvernementales et elle œuvre bénévolement auprès de l’AFP. Elle est l’auteure de La sollicitation, c’est important, l’argumentaire en faveur du rôle d’AFP Canada dans les affaires publiques, et elle a comparu devant le Comité sénatorial spécial sur le secteur de la bienfaisance en 2018 pour défendre le rôle de la collecte de fonds professionnelle dans le secteur de la bienfaisance au Canada.

Titulaire d’une maîtrise en philanthropie et en leadership à but non lucratif (MPNL) de l’Université Carleton ainsi que d’un baccalauréat ès arts et d’un diplôme en chant d’opéra de l’Université de Toronto, Juniper a été vice-présidente des affaires publiques à la section du Grand Toronto de l’AFP, membre du conseil d’administration de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP et juge dans le cadre de la Speaker Discovery Series (Série Découverte de conférenciers). Elle compte parmi les formateurs qui offrent le cours L’ABC de la collecte de fonds, intervient fréquemment à titre de conférencière au Congrès de l’AFP et est chargée de cours du programme de gestion de la collecte de fonds à la Chang School de l’Université Ryerson.

Elle est actuellement responsable du développement et des communications pour l’organisme Community Food Centres Canada.

Pourquoi est-il important pour l’AFP d’avoir un comité des relations gouvernementales?

Tout comme le gouvernement doit comprendre l’impact du secteur de la bienfaisance au pays, les professionnels en collecte de fonds doivent comprendre le contexte dans lequel ils font leur travail. Le secteur de la bienfaisance, incluant la collecte de fonds, est réglementé par le gouvernement fédéral par l’intermédiaire de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Le gouvernement est aussi le principal bailleur de fonds du secteur. Ainsi, il est important que les professionnels en collecte de fonds soient conscients des aspects sous-jacents à certains enjeux clés que notre secteur tente d’aborder dans le cadre de ses relations avec le gouvernement.

Notre comité, qui comprend des représentants de chacune des sections de l’AFP au Canada, plaide en faveur d’un environnement qui renforce la collecte de fonds efficace et éthique dans le but d’encourager la philanthropie et d’inciter les gens à donner. Notre vision est que plus on sollicite les gens, plus les gens donnent et plus on peut, ensemble, changer les choses.

Quelles sont les priorités du comité des relations gouvernementales cette année?

Nous avons un programme ambitieux qui compte six principales priorités. Et nous avons la chance de pouvoir compter sur des bénévoles exceptionnels qui mettent tous et toutes l’épaule à la roue pour faire avancer les choses :

  • Plaider pour une réponse du gouvernement fédéral aux défis posés par la pandémie, en collaboration avec les alliés du secteur;
  • Revoir et redéfinir les priorités de l’AFP en matière de politique publique dans le contexte de la vision quinquennale et élaborer un plan d’exécution en 2022;
  • Fournir de l’information et des possibilités d’éducation sur les relations gouvernementales et les efforts de l’AFP en la matière;
  • Veiller à ce que la voix de l’AFP soit entendue par une participation continue au Groupe de travail sur les questions techniques de l’ARC, au Comité consultatif sur le secteur de la bienfaisance et aux tables sectorielles;
  • Réagir stratégiquement aux principales nouvelles possibilités qui concordent avec notre vision et nos priorités en matière de relations gouvernementales;
  • Défendre les intérêts de notre secteur pendant les élections fédérales.

Nous nous efforçons également de faire participer les sections et d’intégrer les principes IDEA (inclusion, diversité, équité et accès) dans toutes nos activités. Plus spécifiquement, nous tentons de faire de la place aux nouvelles voix et aux nouveaux points de vue au sein des bénévoles qui siègent au comité. Nous nous faisons aussi un devoir de réfléchir aux enjeux que nous souhaitons aborder sous l’angle de l’équité. Y a-t-il des voix qui ne sont pas entendues? Comment pouvons-nous y remédier? Comment ceux et celles d’entre nous qui sont plus privilégiés peuvent-ils agir pour amplifier la voix de ceux qui le sont moins?

La pandémie de COVID‑19 a durement touché certains membres de l’AFP – des personnes ont été mises à pied, d’autres travaillent à domicile. Que vous racontent les membres de l’AFP à propos de leur travail?

Nous savons que la pandémie a touché des personnes et des organismes de façon très différente, mais l’aspect qui revient le plus souvent dans mes échanges avec des collègues, c’est que les donateurs continuent de se montrer généreux. C’est vraiment réconfortant d’entendre cela. Dans le même temps, nous savons que les gens ont du mal à faire la part des choses entre maison et travail, et qu’il se vit beaucoup de stress, y compris chez les professionnels en collecte de fonds.

Nous sommes en pleine période électorale. Quelle incidence cela a-t-il sur votre travail?

Nous savions déjà que des élections se profilaient à l’horizon et nous avons eu la chance d’avoir des bénévoles qui ont pris les devants. Ils ont préparé une formidable trousse électorale pour donner aux membres de l’AFP tous les outils nécessaires pour participer. Notre plaidoyer électoral est axé sur l’obtention d’une place pour le secteur au sein de l’appareil gouvernemental, ce que recommandait le Comité sénatorial spécial sur le secteur de la bienfaisance dans son rapport de 2018, une recommandation qui a été appuyée par le Comité consultatif sur le secteur de la bienfaisance. Nous cherchons aussi à favoriser une reprise équitable pour le secteur après la pandémie. Chaque personne a vécu la pandémie différemment et il en va de même pour les organismes de bienfaisance. Les élections représentent une occasion de tirer parti de la sensibilisation accrue au rôle des organismes de bienfaisance et des organismes sans but lucratif dans le soutien des collectivités partout au Canada, et de veiller à ce que les organismes de bienfaisance soient soutenus maintenant et à l’avenir.

Le gouvernement libéral a demandé la tenue d’une consultation à l’échelle du secteur sur la hausse du contingent des versements. Quelles pourraient être les répercussions d’une augmentation du contingent des versements sur les professionnels en collecte de fonds qui travaillent dans le secteur?

L’AFP termine actuellement des études sur cette question puisque nous avions anticipé qu’elle allait commencer à susciter plus d’attention, notamment en raison de la croissance des fonds de dotation au cours des dernières années. Nous devons étudier cette question sous l’angle de l’équité : que doit-on penser du Canada lorsque des fondations bien dotées continuent de croître pendant que des organismes de bienfaisance, en particulier ceux dirigés par des Noirs, des Autochtones et d’autres dirigeants racialisés, ont de la difficulté à obtenir les ressources nécessaires à la réalisation de leur mission? Cette situation est-elle vraiment acceptable?

Fondamentalement, une hausse du contingent des versements signifierait qu’il y aurait plus de fonds à la disposition des organismes de bienfaisance. Je pense que la plupart des professionnels en collecte de fonds verront cette hausse de manière positive, surtout si un plus grand nombre de fondations adoptent la philanthropie fondée sur la confiance et réduisent les restrictions liées au financement et les exigences en matière de reddition de compte.

Quelle est la priorité du comité d’ici la fin de l’année 2021?

Nous continuons de nous concentrer sur l’atteinte des objectifs fixés plus tôt cette année, notamment publier nos positions politiques sur des enjeux clés et mettre la touche finale à des ressources éducatives sur les relations gouvernementales à l’intention de nos membres. L’AFP a la chance d’avoir des bénévoles extraordinaires, et il est important de se rappeler que les gens doivent composer avec un tas de choses ces jours-ci. Nous avons donc repoussé certaines de nos échéances et nous continuons à encourager les bénévoles et les membres à s’impliquer autant qu’ils le peuvent.

Le comité des relations gouvernementales a-t-il un message à adresser aux membres de l’AFP?

Des responsables de section et des membres nous ont dit que le travail de relations gouvernementales et de défense des intérêts peut être un peu intimidant – et nous reconnaissons qu’ils n’ont pas tort. Nous espérons démystifier les relations avec le gouvernement et permettre à un plus grand nombre de membres de participer. Ainsi, au-delà des messages sur des politiques et des priorités précises, nous voulons inviter les gens à « tremper un orteil » dans les eaux des relations gouvernementales, en particulier dans le cadre de la présente campagne électorale. Chaque voix peut influer sur le cours des choses. Nous voulons qu’un plus grand nombre de membres de l’AFP sachent que même les petites actions peuvent faire bouger les choses.

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