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Renforcer le secteur sans but lucratif grâce à la production participative

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Vous savez sans doute que le financement participatif, c’est-à-dire l’obtention de petits dons auprès d’un grand nombre de personnes, généralement en ligne, permet de financer des petits projets de bienfaisance ou de répondre aux besoins de certaines personnes. La production participative, encore appelée externalisation ouverte ou externalisation à grande échelle, ce n’est pas tout à fait la même chose : elle consiste à rechercher des idées, de l’information et des points de vue auprès d’un grand nombre de personnes et peut être un outil puissant.

La sagesse des foules
On attribue au statisticien britannique Francis Galton la découverte, en 1906, de la « sagesse des foules », une théorie voulant qu’un grand nombre de personnes soit collectivement meilleur pour trouver des réponses que quelques personnes seulement. Jusqu’alors, on pensait que les foules étaient enclines à la pensée collective, au cultisme et à la mentalité de foule et qu’elles n’étaient pas vraiment rationnelles. C’est en grande partie pour cette raison qu’aux États-Unis, c’est le collège électoral qui désigne officiellement le gagnant des élections présidentielles et non le vote populaire des électeurs directement.

Alors qu’il assiste à une foire agricole à Plymouth, en Angleterre, Galton observe un concours consistant à deviner le poids d’un bœuf. Quelque 800 personnes participent au concours en notant leur réponse sur un bulletin de participation et un prix est remis à la personne qui a donné l’estimation la plus précise. Après avoir analysé les bulletins, Galton découvre que la moyenne des 800 estimations correspond, à une livre près, au poids exact du bœuf, ce qui est bien plus précis que les réponses des experts fermiers et de presque toutes les réponses individuelles.

Dans son ouvrage primé intitulé La Sagesse des foules, James Surowiecki fournit une explication à ce constat et démontre que les grands groupes sont collectivement meilleurs que les personnes individuellement pour résoudre des problèmes, innover, prendre des décisions judicieuses et faire des prédictions. Il note trois conditions essentielles pour favoriser l’intelligence du groupe : la diversité, l’indépendance et la décentralisation.

C’est ce concept de « sagesse du nombre » que le secteur sans but lucratif doit exploiter pour résoudre de nombreux problèmes systémiques persistants. La production participative et le remue-méninge en présence d’un groupe diversifié, indépendant et décentralisé peuvent donner lieu à de nouvelles idées originales pour résoudre les problèmes. La production participative offre un espace de partage d’idées ouvert, gratuit et inclusif. Pour garantir la diversité, tout le monde doit être invité. Puisque les perspectives et les points de vue différents sont utiles, l’approche participative peut être utilisée pour que le « groupe » améliore les bonnes idées qui sont proposées par chaque personne. L’évaluation et la notation indépendantes aident à soutenir les idées fortes.

L’approche participative pour soutenir le secteur de la bienfaisance au Canada
C’est ce que propose Pivoter.org, une nouvelle plateforme de production participative canadienne conçue et lancée récemment par DONN3, l’organisme derrière des initiatives telles que MardiJeDonne et le Grand défi caritatif canadien. Les Canadiens et les Canadiennes sont invités à participer gratuitement pour aider le secteur à tirer parti de la sagesse des foules, le but étant de guider une transformation – un pivot – vers un secteur social plus fort, plus inclusif et plus efficace au Canada. Pivoter.org retire la tribune à une poignée de personnes et ouvre la discussion à la sagesse du nombre. En bref, la plateforme tire parti de l’accès numérique pour démocratiser les idées pour l’avenir de notre secteur social.

Pour en savoir plus, visitez le site www.Pivoter.org. Vous pouvez vous inscrire pour participer, proposer vos idées, améliorer les idées des autres, évaluer des idées déjà publiées et suivre les idées qui vous intéressent. Les utilisatrices et les utilisateurs décident eux-mêmes à quelle fréquence ils souhaitent participer. N’hésitez pas à vous exprimer et à contribuer à la création d’un secteur social plus fort.

John HallwardJohn Hallward est un entrepreneur canadien spécialisé en études de marché et le fondateur et président de DONN3. Il siège bénévolement au conseil d’administration de nombreux organismes de bienfaisance et fondations. Il souhaite que l’argent de ses impôts soit utilisé de façon optimale pour soutenir les organismes de bienfaisance, et voir un Canada plus juste et plus humain.

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