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Vers la vérité et la réconciliation : Préparation

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image depicting truth and reconciliation

Source de l'image : Le gouvernement du Canada

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En septembre 2021, les conseils d’administration d’AFP Canada et de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP ont mis sur pied, dans le cadre d’une initiative commune, le Groupe de travail sur la détermination de mesures à prendre en matière de vérité et de réconciliation. Comme son nom l’indique, ce groupe de travail avait le mandat de déterminer les mesures que l’AFP au Canada pouvait prendre concernant la vérité et la réconciliation. Les responsables du bulletin L’AFP au quotidien ont créé une série de trois articles intitulée Vers la vérité et la réconciliation afin d’informer les membres de l’AFP au sujet du groupe de travail, de ses activités, de ce qu’il a appris et, au bout du compte, des mesures que l’AFP doit prendre pour cheminer vers la vérité et la réconciliation. Nous vous présentons la première partie, Préparation. Le 3 novembre nous avons publié la deuxième partie, Cheminement et le 10 novembre nous avons publié la troisième et dernière partie, Aboutissement.


 

Au printemps et à l’été 2021, la confirmation de l’existence de sépultures anonymes sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones à Kamloops, en Colombie-Britannique, et dans d’autres régions du Canada a fait la une de l’actualité internationale et a mis en lumière la douleur déchirante des communautés autochtones du Canada.

La découverte de ce pan méconnu de l’histoire du Canada, pourtant bien connu des communautés autochtones, a suscité chez de nombreux non-Autochtones des réactions de choc, d’incompréhension et, pour une bonne part, de panique. C’est ça, le monde tel que nous le connaissons? Comment avons-nous pu, en tant que pays, faire ça? Qui est à blâmer? Que pouvons-nous faire pour atténuer cette tragédie?

Un flot de déclarations a alors déferlé depuis toutes les sphères politiques, culturelles et philanthropiques pour exprimer la tristesse ressentie à l’annonce de ces révélations, le tout accompagné de promesses de changement. Dans un souci de s’améliorer, de nombreuses organisations non autochtones, y compris des organismes à but non lucratif et des organismes de bienfaisance, se sont tournées vers les communautés traumatisées et mal soutenues pour leur demander de l’aide.

« Dites-nous ce que nous devons faire pour vous aider. »

Or, l’idée de demander aux communautés autochtones dévastées par les effets du colonialisme de nous dire comment nous, les non-Autochtones, pouvons aider à réparer les torts était aussi irréaliste qu’injuste.

L’AFP a alors entamé des discussions sur la situation et la manière dont l’organisation pourrait élaborer un plan d’action qui tienne compte des points de vue autochtones sans pour autant accabler les leaders autochtones.

« Lorsque les médias nationaux et internationaux ont révélé de manière plus complète les horreurs enfouies sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones, je ne voulais surtout pas que nous fassions une déclaration sans nous engager à agir », de dire Jennifer Johnstone, présidente élue du conseil d’administration d’AFP Canada. « On venait de connaître une année de déclarations de solidarité après le meurtre de George Floyd sans que ce soit suivi de grand-chose. Il fallait donc nous demander, cette fois-ci, ce qui allait être différent. »

Mme Johnstone a donc décidé de coprésider, aux côtés de Susan Storey, CFRE, ancienne présidente de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP, un groupe de travail pour répondre à la question suivante : Qu’est-ce que nous, l’AFP au Canada, pouvons faire?

Des bénévoles ont été recrutés pour siéger au groupe de travail, dont le mandat était de déterminer des mesures concrètes et réalisables que l’AFP au Canada pouvait prendre en faveur de la vérité et la réconciliation. Il s’agirait d’une initiative conjointe menée par les conseils d’administration d’AFP Canada et de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP.

« Le travail à faire en faveur de la vérité et la réconciliation s’harmonise à l’initiative IDEA (inclusion, diversité, équité et accès) de l’AFP, qui est un élément central de nos programmes avec les sections de l’AFP depuis de nombreuses années déjà », souligne Susan Storey. « L’impressionnante couverture médiatique sur les tombes anonymes découvertes sur les sites de pensionnats pour Autochtones a servi à accentuer l’urgence d’entreprendre un processus de consultation et d’élaborer un plan d’action adapté de manière unique à ce que l’AFP peut réaliser. »

« On avait l’impression que nous devions commenter les nouvelles », de déclarer pour sa part Darius Maze, CFRE, secrétaire de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP, qui allait plus tard se joindre au groupe de travail. « Pour moi, ça se résume toujours à l’action. C’est une chose de faire une déclaration. C’en est une autre de parler de la manière dont nous pouvons utiliser nos ressources pour gérer la situation, de discuter de l’histoire de la colonisation et de travailler avec les communautés autochtones. Comment allons-nous travailler dans la réciprocité? »

Scott Fortnum, CFRE, ACFRE, trésorier d’AFP Canada, s’est porté volontaire pour faire partie du groupe de travail. « Il y a d’énormes inégalités dans notre pays, en particulier en ce qui concerne les communautés autochtones », dit-il. « Ce qui m’intéressait, c’était l’action authentique, ce que nous pouvions faire en tant qu’organisation de services aux membres. En nous lançant dans ce travail, nous savions que nous n’en savions pas assez. Nous étions tous à des étapes différentes de notre parcours d’apprentissage, mais, au fur et à mesure que notre travail progressait, nous acquérions des connaissances grâce à la recherche et aux témoignages de personnes qui avaient une expérience vécue. Notre défi était d’agir dans les paramètres du mandat de l’AFP. »

« Tout cela est nouveau pour moi », indique Rea Ganesh, secrétaire du conseil d’administration d’AFP Canada, qui a participé au processus de planification stratégique conjoint d’AFP Canada et de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP en 2021.

« Je n’avais aucune attente en me joignant au groupe et je n’avais pas beaucoup de connaissances non plus, mais j’ai saisi l’occasion pour faire mes propres recherches et me demander : Que pouvons-nous faire? Qu’est-ce que je peux faire? »

Une partie importante de ce processus a consisté à faire le point sur le travail qui a été accompli, comme les articles publiés par l’AFP et les séances de formation comme celle offerte lors de la Retraite des dirigeants canadiens de 2019, tenue à Vancouver.

À l’échelle des sections, la section de l’AFP du Manitoba fait figure de chef de file dans son travail sur les questions touchant les Autochtones. Au Manitoba, les Autochtones représentent près de 20 % de la population. En 2021, la section du Manitoba a été parmi les 39 signataires de l’Entente relative aux Autochtones de Winnipeg, un outil grâce auquel les Autochtones et les non-Autochtones de Winnipeg peuvent se rassembler pour explorer la notion de réconciliation. La section a également dirigé les efforts afin que les membres du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan puissent suivre le programme de formation à la culture autochtone élaboré par l’Indigenous Leadership Development Institute).

Sana Mahboob, membre du conseil d’administration de la section du Manitoba et de la Fondation canadienne pour la philanthropie de l’AFP, a été invitée à se joindre au groupe de travail.

« J’ai reçu un courriel dans lequel on me demandait si j’aimerais faire partie d’un groupe de travail à peu près au même moment où la couverture médiatique entourant les tombes anonymes sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones battait son plein », se rappelle-t-elle. « J’ai accepté, en espérant que je saurais me montrer à la hauteur de la tâche… Je connaissais les autres membres du groupe de travail, alors j’étais convaincue qu’il ne s’agirait pas simplement d’un exercice purement symbolique. Même si la section du Manitoba mène des initiatives axées sur les Autochtones, je savais très bien que la tâche n’allait pas être facile. Heureusement, je savais que j’allais être très bien entourée. Et puis, ça semblait être la bonne chose à faire, et le bon moment pour le faire. »

L’AFP au Canada et les membres du Groupe de travail sur la détermination de mesures à prendre en matière de vérité et de réconciliation avaient de grands espoirs quant à l’impact de cet important travail. « Nous voulions une réponse authentique et légitime aux horreurs dont nous venions de prendre connaissance, mais que les communautés autochtones connaissaient depuis de nombreuses années », a déclaré Scott Fortnum.

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